Une passion dès le plus jeune âge.

Depuis toujours, et je dis bien depuis toujours – j’ai vécu en présence des chiens. Dès l’âge de quelques mois, de ma poussette je faisais déjà partie de la meute, j’avais toujours à mes côtés les deux labradors de mes parents “Molly et Becky” , deux femelles, une jaune et l’autre de couleur noire.  Toutes les deux dotées d’une incroyable patience, ma mère étant monitrice d’équitation m’amenait partout avec elle, de ferme en ferme mais toujours en compagnie des deux labradors (que je pourrais aussi appeler “mes nounous”). Du confort de la poussette je regardais ma mère faire, avec mes deux nounous à mes côtés. Personne ne pouvait s’approcher de la poucette sans que ma mère soit là , une fois la journée terminée elle remontait dans le 4×4 (ma mère avait un vieux Defender) et pour elles c’était la débauche. Elles m’ont vu grandir jusqu’à mes 10ans, sans jamais me quitter des yeux. 

Ma première chienne à moi (même si de base elle était destinée à mon père) fut une springer spaniel anglais, nommée “Lucy” ; c’est de là que ma passion de la chasse en compagnie du chien se fera. On passait des journées entières à galoper les lapins, les lièvres, les faisans, les chevreuils et par chance (et aussi par peur) des sangliers ! À l’âge de 11ans j’acquiers un arc et quelques flèches, et je en avant “à la chasse”. Malgré l’effort de ma chienne et de moi-même nous ne prélevons rien de plus qu’un lapin à 3 pattes , disons que l’arc de chez intersport et les flèches de cibles n’étaient pas les plus appropriés pour la chasse ! 

À partir de l’âge de 12ans, en compagnie de ma springer nous assistons à notre première battue (sans vraiment que les chasseurs s’en rendent compte), j’attendais que la battue démarre que les courants lancent puis je partais devant avec ma chienne pour “intercepter” la bête…. aucune flèche n’arrivera à tomber un chevreuil…ce qui est normal mais sur le moment j’étais persuadé que j’allais prélever ma première bête !  Naturellement après quelques semaines les chasseurs se sont rendu compte que je les suivais, on m’a demandé ce que je faisais, je leur ai répondu “Bonjour monsieur, je chasse, et une fois que j’aurais prélevé un chevreuil la moitié sera pour moi et l’autre pour ma chienne” …. ils ont bien rigolé !  

On me demande si je souhaite suivre le président derrière les chiens courants, j’ai répondu “oui mais à condition que la chienne m’accompagne !”. Ma chienne en fera prélever la moitié des chevreuils sur l’année.  Donc me voici à l’âge de 13ans derrière les chiens courants au chevreuil. 

Un dimanche nous avons eu les sangliers de remisés dans un roncier, nous lâchons les chiens, après un ferme d’enfer les sangliers nous partent dans les pieds. Sur les 10 nous arrivons à en prélever un… et depuis se jour j’en suis devenu addict à la “Bête noire” – avant chaque jour de chasse j’en perdais le sommeil, comme un enfant avant la Noël.

Pour moi la chasse n’est pas de la chasse sans le chien, n’importe le type de chasse que l’on pratique.  Partager la même passion que le meilleur ami de l’homme est une expérience unique et fait maintenant réellement partie de ma vie. 

Des valeurs simples et pures que je souhaite partager via la page “Chasse Tricolore” – La chasse pour le chien et les copains. 

Longue vie à la chasse pour le chien.