Chasse en palombière au filet

Chasse en palombière au filet

Une tradition ancrée dans le sud ouest :

Autour du XIIIème siècle, on chassait déjà la palombe au filet dans les cols pyrénéens à la saison de l’automne généralement de fin septembre jusqu’à mi-novembre, en pleine période de migration mais à cette période nous n’avons pas grandes traces de cette chasse. C’est au XVIIIème siècle que nous avons les premiers écrits où nous y trouvons des descriptions de chasse au filet, des réglementations, mais aussi des techniques utilisées par les anciens.

Que ce soit dans les Landes, le Gers, Gironde, Pays basque ou encore dans le Béarn, que ce soit au sol dans ou bien dans les arbres, la chasse de la palombe en palombière au filet se pratique partout. 

Les chasseurs chaque matin se posaient d’automne au guet après avoir nourri et monté les appeaux en scrutant à l’aide de son espion le ciel dans l’attente de quelques volées de palombes, les symptômes de la maladie bleue…

Le but du paloumayre (chasseur traditionnel de palombes) est de mettre en œuvre toutes ses connaissances de l’oiseau bleu pour ruser cette dernière réussir à  la faire poser par le biais d’appelant vivant positionner stratégiquement sur les arbres autour de la cabane et de ses tunnels. Ensuite c’est un long processus technique qui commence pour faire descendre les palombes sur les sols disposés dans le bois. Pour cela le paloumayre dispose de différents moyens : l’appeau de cabane qui d’un mouvement de haut vers le bas va imiter le bruit d’aile d’une palombes qui descend sur le sol, il dispose également de plusieurs appelants vivants disposés dans une volière ou encore sur le sol pour mettre en confiance les palombes posées et les inciter à descendre, puis il y à également le fait de roucouler (imiter le chant de la palombe) pour montrer la présence d’oiseau autour. Et puis la finalité c’est de fermer les filets. Bien évidemment le chasseur n’arrive pas toujours à faire poser et descendre les palombes, elles ont aussi leurs chances et ce qui en fait une chasse passionnante et qui est pleine d’émotions.

C’est une chasse technique, conviviale, de partage et intergénérationnelle qui ne mérite pas toutes ces attaques de nos opposants comme toutes les chasses traditionnelles.

Mon témoignage

C’était ma première fois en plombière , j’avais toujours entendu parler de ce mode de chasse mais je ne l’ai jamais réellement vécu. 
Accueilli chaleureusement dans une plombière familiale tenue par le père et le fils du levé du soleil jusqu’à la nuit j’en ai prit plein les yeux ! 
Fraichement installé au sud de Pau cette année j’ai quasiment rien vu en terme de palombes , mais sur une journée j’en ai vu plus que toute une saison ! Haha 
Ils m’ont expliqués le rôle de chaque appelant , comment fonctionne les filets , quoi faire quand ils annonçaient un vol et bien sur le poteau sur lequel uriner ! 
On a eu de la chance de capturer 8 oiseaux sur les premières heures , puis 2 fois de plus sur la journée. 
C’est un mode de chasse qui se pratique sans fusil et qui permet le « no kill » en relâchant les oiseaux en fin de journée. 
C’est du pur bonheur de passer du temps avec des personnes passionnés par leur mode de chasse et qu’ils souhaitent transmettre leur joie et amour aux autres. Je peux comprendre à 100% que la « fièvre bleu » est bien une addiction … les voir planer au dessus de nous , les voir « accuser » aux appelants , les faire poser aux arbres … au sol ! En capturer une ou deux … pour ensuite les relâcher pour qu’ils continuent leur route. C’est réellement magique. 
Encore merci à Robert et Pierre pour votre accueil. 

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